La baie de Hann s'étale sur 15 km du Cap de Bel Air au Cap des Biches. Des plages de sables fins blancs, des cocotiers et des petites mares, des eaux calmes et poissonneuses. Une zone de frayère, lieu où se reproduisent les poissons, les mollusques et les crustacés.
C'est aussi une nursery ou nourricerie (ichtyologie) — une zone où se regroupent les alevins et les juvéniles d'une espèce mobile pour s'y nourrir, commencer leur croissance et accomplir leurs premières métamorphoses. Une riche biodiversité avec des espèces benthiques, soles, bivalves et crabes qui existaient en grande quantité. Les algues vertes Ulva ou rouges filaires échouent en grande quantité sur les plages. Elles y pourrissent et dégagent des odeurs fortes.
La Baie de Hann présente trois caractéristiques nécessaires à la prolifération des algues vertes : des eaux peu profondes et claires permettant une photosynthèse efficace ; un faible courant ne permettant pas le transport des algues au large ; une forte concentration dans l'eau des nutriments dont les algues se nourrissent, à savoir le phosphore issu du sédiment marin d'une part et l'azote issu des nitrates d'autre part. Économiquement juste, écologiquement durable — la dépollution est notre réponse.
Plus de 40 industries déversent leurs effluents sans traitement suffisant. Les métaux lourds atteignent des niveaux alarmants, menaçant la chaîne alimentaire.
⚠ CritiqueLe poids total de poissons pêchés dans la baie de Hann est passé de 12 000 tonnes en 2024 à 10 000 tonnes en 2025, selon le Service de Pêche de Hann.
📉 −17% en un anLes Zones de Pêche Protégées de Hann (ZPP) sont très fréquentées par les pêcheurs artisanaux. Elles constituent des refuges essentiels pour la reproduction des espèces marines et la préservation de la biodiversité côtière.
🎣 ZPP Hann actives