La baie de Hann s'étale sur 15 km du Cap de Bel Air au Cap des Biches. Des plages de sables fins blancs, des cocotiers et des petites mares, des eaux calmes et poissonneuses. Une zone de frayère, lieu où se reproduisent les poissons, les mollusques et les crustacés.
C'est aussi une nursery ou nourricerie (ichtyologie) — une zone où se regroupent les alevins et les juvéniles d'une espèce mobile pour s'y nourrir, commencer leur croissance et accomplir leurs premières métamorphoses. Une riche biodiversité avec des espèces benthiques, soles, bivalves et crabes qui existaient en grande quantité. Les algues vertes Ulva ou rouges filaires échouent en grande quantité sur les plages. Elles y pourrissent et dégagent des odeurs fortes.
La Baie de Hann présente trois caractéristiques nécessaires à la prolifération des algues vertes : des eaux peu profondes et claires permettant une photosynthèse efficace ; un faible courant ne permettant pas le transport des algues au large ; une forte concentration dans l'eau des nutriments dont les algues se nourrissent, à savoir le phosphore issu du sédiment marin d'une part et l'azote issu des nitrates d'autre part. Économiquement juste, écologiquement durable — la dépollution est notre réponse.
Plus de 40 industries déversent leurs effluents sans traitement suffisant. Les métaux lourds atteignent des niveaux alarmants, menaçant la chaîne alimentaire.
⚠ Critique60% des espèces de poissons des années 1970 ont disparu. Les pêcheurs artisanaux voient leurs prises diminuer de 40% chaque décennie.
📉 En déclin3 zones de la baie montrent des signes de reprise biologique. Les cocotiers plantés contribuent à la restauration du littoral.
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